Depuis maintenant plusieurs mois, on constate une certaine percée de la finance islamique dans les pays francophones. En effet, cette percée traduit un mouvement plus global qui exprime simplement la nécessité de remplacer le modèle financier classique par un modèle financier qui soit plus éthique.

Plus d’éthique

Aussi, si la finance islamique est en train de se développer à vitesse grand V, c’est notamment à travers le fait que de plus en plus de clients des banques comprennent le rôle néfaste d’une finance qui soit totalement dérégulée, comme par exemple en ont témoigné les conséquences sur l’économie réelle de la dernière crise financière des subprimes. En effet, il faut constater que les pouvoirs publics sont totalement incapables de soumettre des propositions concrètes afin de maîtriser ce monstre tentaculaire qu’est la finance et qui n’a que pour seul but d’engendrer du profit. Malgré les belles promesses de banquiers et les réunions extraordinaires des chefs d’État, on dénote que la situation est toujours la même, c’est-à-dire une finance dérégulée qui n’est mue que par le profit et la mise en place de bulles spéculatives, dont la dernière en date est autour du credit rapide. Aussi, la finance islamique propose une autre alternative, dans la mesure où elle interdit le taux d’intérêt, ce qui change considérablement la donne, car une finance qui serait entremêlée de principes religieux ne pourrait pas se donner les libertés que s’autorise aujourd’hui la finance actuelle. Aussi, il faudra que les pouvoirs publics prennent la mesure du changement qui est actuellement en train de se produire, notamment au niveau des mentalités des clients, car la banque islamique en France a incontestablement de beaux jours devant elle.

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